3 étapes pour construire l’apprentissage idéal

Certains choisissent très tôt la voie de l’apprentissage tandis que d’autres vont l’aborder plus tard, lorsqu’ils entreront dans la réalité quotidienne d’un métier, après leurs études.

Dans les deux éventualités, l’apprentissage est important car il apporte les compétences nécessaires à la prise en main d’un poste et à l’acquisition de la maîtrise de celui-ci. En aucun cas, elle ne doit être négligée par l’apprenant et le formateur / tuteur.

Construire un apprentissage idéal est personnel.

Au départ, on suit à la lettre l’exemple et les conseils des autres mais, sur le long terme, c’est contreproductif. Il faut s’adapter progressivement pour trouver sa voie. Par définition, l’apprentissage idéal est le chemin que choisit personnellement une personne pour acquérir la maîtrise demandée. Pendant cette phase autodidacte, il faut garder en tête la montée en compétences et analyser les leçons / conseils donnés pour éviter les erreurs courantes et gagner un temps précieux.

Le principe de l’apprentissage est simple : l’acquisition de compétences, la transformation de l’esprit et l’adaptation du caractère aux situations complexes. Pour progresser vite avec de bonnes bases, il faut choisir les postes qui offrent davantage de situations expérimentales et de défis à relever. La connaissance pratique est un atout : personne ne peut la remettre en cause ni la retirer. Pour réussir l’apprentissage, il faut le vivre comme une métamorphose des capacités et des compétences et non comme une simple adaptation à un poste et au monde du travail.

Etape 1 : le mode passif par l’observation

L’observation est importante parce qu’elle permet d’accueillir la réalité du quotidien et de voir comment fonctionne l’équipe. Il faut observer deux choses : d’abord les règles et procédures qui sont appliquées, explicites, puis les autres, implicites, celles qui font la culture de l’entreprise ; ensuite la dynamique du pouvoir au sein du groupe : qui dirige et par qui passe la communication.

Toutes les tâches confiées sont des opportunités pour observer le milieu professionnel : tout doit être décodé et rien ne doit échapper à l’analyse. Bien connaître le milieu professionnel dans lequel vous évoluez vous permettra d’être de plus en plus à l’aise, d’éviter des erreurs et de vous ouvrir des opportunités de succès. De plus, la capacité à observer un milieu est une qualité à cultiver : on apprend beaucoup sur les autres en les observant et sur soi par la même occasion.

Etape 2 : le mode pratique par l’acquisition des connaissances

Autant que possible, il faut pratiquer pour acquérir des compétences. Le cerveau a besoin de la pratique pour intégrer un savoir théorique et observé de manière automatique et fidèle. Qui ne s’est pas trouvé dans la situation où montrer était plus facile que d’expliquer ? Notre cerveau est câblé pour l’apprentissage par l’observation,  l’imitation et la répétition des gestes pendant une longue durée : il utilise les neurones miroirs. Dans tous les domaines, pratiques et intellectuels, la meilleure façon d’apprendre est la mise en pratique répétée. Une fois que ce processus est enclenché, on entre alors dans un cercle gratifiant : plus on pratique, plus on réussit.

Pour réussir cette étape, il faut d’abord partir d’une compétence déjà maîtrisée qui servira de base à l’acquisition des autres. Ensuite, il faut accepter de passer par le processus fastidieux des actions répétitives. Cela va créer des autoroutes neuronales : l’action répétée permet d’acquérir des compétences et connaissances de manière automatique puis de les appliquer sans avoir besoin d’utiliser toute sa concentration. Le cerveau traite de nouvelles informations et crée de nouvelles connexions. Il les renforce avec le temps et la pratique mais il a besoin de se concentrer sur une chose à la fois pour être efficace. Une fois que l’action est automatisée, on a l’espace mental suffisant pour observer sa pratique et y apporter les corrections nécessaires pour être encore plus efficace et performant.

Le temps nécessaire à la maîtrise d’une pratique se situe autour de 10 000 heures, quels que soient le domaine de pratique et le talent de chacun. Cela peut paraitre beaucoup car cela correspond à sept à dix ans de pratique soutenue mais c’est nécessaire pour atteindre la maîtrise dans le domaine en question.

Etape 3 : le mode actif par l’expérimentation

L’expérimentation est la plus brève étape du processus : après avoir acquis de nouvelles compétences, il faut évoluer vers un mode plus actif en utilisant sa créativité pour des expériences nouvelles, en combinant des éléments nouveaux et en apportant une touche personnelle. L’important est d’analyser sa pratique : voir s’il y a des lacunes et observer ses progrès. De cette manière, on peut recevoir des critiques et s’en servir de façon constructive.

En agissant ainsi, vous vous préparez à dépasser vos peurs et à prendre du recul sur ce que vous faites. Vous voyez votre pratique par les yeux des autres.

Aujourd’hui, notre cerveau est sur-sollicité d’autant plus qu’il est exposé à une base de données exponentielles par la technologie. Pour s’en sortir, il faut arriver à combiner et structurer un nombre important d’informations diverses. Le cerveau et la main sont combinés et travaillent ensembles. Quand nous construisons quelque chose, nous apprenons à faire les actions dans l’ordre et à structurer notre pensée ; c’est pareil quand on démonte quelque chose pour la réparer : on réfléchit en résolution de problème. Donc, pour construire ou réparer quelque chose voire innover dans le domaine, il faut en comprendre le processus et utiliser les compétences adéquates.

Construire le futur

Pour construire son futur et l’orienter vers le but fixé, il faut apprendre des compétences, les développer au maximum et les combiner de façon créative. Le processus d’apprentissage est toujours identique : observation, pratique, expérimentation.

La réussite attend ceux qui arrivent à combiner acquisition de compétences et discipline mentale avec le traitement de la complexité (les décideurs) tandis que l’échec est pour ceux qui n’arrivent pas à se concentrer et se laissent distraire par les médias (les dériveurs).

Publié par Camille de Cellès

Experte en Présentation orale et Mindset D.O.R.

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