Quel état d’esprit avons-nous ?

Certaines personnes nous inspirent.
D’autres nous motivent à nous dépasser.
Nous agissons ou nous sommes léthargiques.
Nous construisons notre futur ou nous laissons porter par la vie.
Sommes-nous tous égaux ou certains sont doués et d’autres pas ?

Il existe deux types d’état d’esprit : le dériveur et le décideur. Nous sommes soit l’un soit l’autre. Il n’y a pas de demi-mesure.

Je tiens à souligner que les deux portraits suivants sont exhaustifs pour la personnalité de l’un et de l’autre. Ils sont présentés dans la globalité de leur fonctionnement.

On est un décideur ou un dériveur quand on utilise ou pas son esprit pour penser par soi-même.

Devenir un dériveur commence par une habitude, puis une autre, puis une réaction suivie de plusieurs autres. Une fois la dérive engagée dans un secteur de vie, elle va se répandre vers tous les autres, plus ou moins rapidement selon le secteur affecté. On peut dériver très tôt, bien avant l’âge de raison, pendant l’enfance et l’adolescence. Cela se fait progressivement en glissant sur la pente des actions qui émoussent la discipline et affaiblissent la volonté. Et quand on descend, il est de plus en plus dur de remonter.

Être un décideur demande à la fois de la discipline et la prise de conscience d’un privilège donné à tous : c’est la capacité de penser par soi-même et d’agir en conséquence qui amène la liberté de mener sa vie selon ses valeurs. Il sait aussi que ce privilège se perd par négligence dès qu’il cesse de s’améliorer dans tous les domaines. C’est une vigilance constante pour garder ce précieux trésor spirituel et le faire fructifier dans tous les domaines de la vie.

Le dériveur se reconnait par la conduite de sa vie et son absence de détermination.

Ses pensées ne sont pas constructives et sont remplies de passions incontrôlées qui les dirigent. Vous pouvez y voir ou déceler la peur et la superstition, l’avarice et la cupidité, la colère et la vengeance, la luxure, la vanité et la paresse. Il agit principalement par habitude et, quand il doit en changer, il va procrastiner. A trop hésiter, il va reporter la prise de décision pour ne pas agir et, au final, rester dans sa zone de confort même si elle est douloureuse.

Au niveau de sa santé, il a tendance à manger trop d’aliments malsains (gras, sucrés et transformés) qui vont lui provoquer des indigestions et un mal être physique. En ne prenant pas soin de son corps ni de sa santé, il détruit progressivement sa capacité à penser rigoureusement.

S’il cherche à construire une famille et qu’il n’a pas la volonté d’y avoir une relation harmonieuse, il aura des querelles à propos de tout : l’argent, l’éducation des enfants, etc. Il subit des controverses et des disputes au niveau des relations intimes de son couple, de ses amis et de ses relations sociales. Son quotidien est empoisonné par des mesquineries incessantes.

Quant à son métier et ses occupations, il augmente sa dérive en choisissant des emplois par défaut, sans but précis autre que la peur de la pauvreté. Il a du mal à gérer ses finances parce qu’il n’épargne pas et dépense librement sans compter. Si son compte bancaire est à découvert, il va contracter des dettes en faisant des crédits qu’il remboursera de plus en plus difficilement.

L’environnement qu’il va construire ne l’aidera pas à progresser ni à s’en sortir. Ses relations dans son foyer, avec ses proches et son entourage ne seront pas harmonieuses. L’atmosphère sera désagréable dans sa maison et à son travail. Il ne s’y épanouira pas et ne cherchera pas non plus à changer ses pensées. Parce qu’elles sont négatives, ses actions sont elles aussi négatives : il va réagir au lieu d’agir et cela va le mettre dans des discutes (discussions et disputes) incessantes et improductives. Il est tellement indifférent à penser que son esprit devient de plus en plus paresseux à cause de l’absence d’entrainement pour trouver des solutions.

Un dériveur perd le contrôle de sa vie uniquement parce qu’il néglige son esprit, refuse de le contrôler et de l’utiliser.

Le décideur se distingue par sa détermination, il réfléchit de son propre chef et agit selon un plan défini avec précision dans lequel chaque action sert son but principal.

Le décideur a des pensées constructives. Lorsqu’il est confronté à un obstacle ou qu’il a défini un plan, il va chercher à trouver des solutions simples et efficaces pour contourner la difficulté et arriver au résultat. Son objectif est d’avancer rapidement sans perdre de temps vers la réalisation de son but. Une fois qu’il l’a atteint, il en défini un autre. Toutes ses pensées sont tournées vers un but majeur dont le parcours est jalonné d’objectifs mineurs. Ce sont des étapes progressives au service du but principal : il se fixe des actions spécifiques, mesurables et motivantes, atteignables et réalisables dans un temps donné.

Il est une source d’inspiration pour les autres qui voient en lui un bienfaiteur, un fonceur qui réalise des choses, dirige une entreprise, occupe un poste à responsabilité ou fait son travail du mieux possible parce qu’il aime le travail bien fait. On le reconnait aussi par sa franchise, il connait ses qualités et ses faiblesses. Il est honnête quand on lui pose des questions : s’il connait la réponse, il la donne, si non, il le dira et ira la chercher. Il observe les gens autour de lui et tire les leçons de leurs expériences. S’il voit des personnes inspirantes, il va les étudier pour voir comment elles agissent, ce qui les motive et ce qu’il peut retenir de leurs actions.

Il utilise constamment son esprit, il l’entraine régulièrement avec des exercices diversifiés. Il fait travailler sa mémoire pour qu’elle lui soit fidèle et ne s’embarrasse pas de données inutiles comme les rumeurs et les commérages. Son esprit est fort, il est difficilement influençable et ne suit pas les modes. Il pense par lui-même et choisit soigneusement ses amis, son entourage pour être dans une démarche constructive. Il connait également le pouvoir de l’environnement : il fait en sorte qu’il soit à son service et à son avantage pour progresser constamment.

Sa personnalité est forte. Par le ton de sa voix et l’étincelle de ses yeux, on voit qu’il est habité par la volonté d’atteindre son but. Par la rapidité de son pas et la vitesse de ses décisions, on sait qu’il fera tout ce qui est en son pouvoir pour réaliser son objectif. On cherche sa compagnie car sa présence rayonnante charme, ses paroles sont constructives et son esprit est dirigé vers la réalisation de la meilleure version de lui-même.

Le décideur se caractérise par un esprit qui lui est propre, il l’utilise dans toutes les occasions possibles et il pense par lui-même. Il ne cède ce pouvoir à aucune personne ou influence autre que la sienne.

Nous construisons notre futur maintenant par les pensées que nous avons et les actions que nous posons !

En tant que personne, nous pouvons décider de qui nous voulons être. Mais en tant que parent, nous transmettons ce que nous sommes à nos enfants.

Si nous sommes des décideurs, nous allons leur donner la capacité de devenir eux-mêmes des décideurs sans pour autant décider à leur place ce qu’ils feront de leur vie. Si nous sommes des dériveurs, il y a de fortes chances que nos enfants le deviennent aussi car ils nous imitent par leurs neurones miroirs et parce que nous sommes leur modèle.

Que voulez-vous être ? Que voulez-vous construire ? Que voulez-vous transmettre ?

Publié par Camille de Cellès

Experte en Présentation orale et Mindset D.O.R.

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