Apprendre de l’adversité

Nous rencontrons tous des obstacles.
Nous vivons tous des échecs.
Pourtant, certains semblent réussir d’autres non. Pourquoi ?
Sur quoi se base cette inégalité ?

Parmi nos forces intérieures, il en est trois qu’il faut maîtriser pour acquérir l’autodiscipline : le choix de notre alimentation, le désir sexuel et la manière de penser. Elles doivent être maîtrisées en premier pour mettre toutes les chances de notre côté, ensuite nous pourrons agir sur les autres forces car elles sont de moindre importance.

Le choix de notre alimentation est capital car il a une influence sur notre santé, nos actions et notre cerveau.

Si nous choisissons une alimentation trop riche, sucrée et transformée, nous surchargeons nos organes de digestion et d’élimination. Notre corps a du mal à assimiler toute cette nourriture, il va la stocker et la transformer en poison pour pouvoir l’évacuer. Cela va ralentir l’élimination des déchets, un cercle vicieux s’installe puisque les « poubelles » s’accumulent dans notre corps et que le service de nettoyage est de plus en plus débordé !

La conséquence de tout cela sur le cerveau ? Nous avons du mal à garder les idées claires, le coup de barre et la sieste sont de plus en plus fréquents. Cette auto-intoxication peut provoquer des maux de tête, de la léthargie dans nos mouvements et de l’irritation à cause des sensations désagréables.

Par contre, si nous respectons notre corps et choisissons une alimentation qui lui convienne, l’alimentation devient une vraie source d’énergie : nous sommes capables de nous lever tôt et de « soulever des montagnes ». En privilégiant la qualité et en dosant la quantité de façon suffisante, le système digestif est efficace avec un bon état de santé général et un cerveau qui fonctionne bien. Nous avons les idées claires (pas de fatigue ni de coup de barre) et plein d’énergie pour agir.

Le désir sexuel n’est pas qu’une simple pulsion à maîtriser ou satisfaire sans discernement, c’est aussi une formidable source d’énergie pour qui sait la transmuter et l’utiliser avec intelligence.

La sexualité est l’une des plus grandes forces qui motivent les êtres humains. Elle représente la source créative dans ce qu’elle a de plus sublime puisqu’elle  nous permet de faire venir au monde des enfants, mais elle peut être dévoyée. Elle se tourne alors vers la destruction, de soi et de ses proches quand ce n’est pas celle des autres. Pour pouvoir être utilisée dans une fonction autre que sexuelle, il faut la transformer en une force motrice qui va nous permettre de mener à bien nos occupations et nos projets.

Lorsque le désir sexuel est une faiblesse, il se manifeste de plusieurs manières. Au niveau physique, il diminue la santé et retire l’étincelle des yeux. Au niveau mental, il détruit l’enthousiasme et réduit l’ambition. Au niveau spirituel, il va épuiser le magnétisme et amener la perte de l’énergie créatrice. Dans le même temps, on va devenir un dériveur : une personne à l’état d’esprit négatif caractérisé par une absence d’intention, de finalité et de but.

Quand le désir sexuel est utilisé comme une force motrice, il devient une source de potentiel. Il va transmuter la source créative non pas dans un enfant mais dans la créativité au quotidien, dans les activités et dans l’enrichissement personnel (spirituel, mental et matériel).

Cette force maîtrisée donne une qualité particulière à la voix, renforce le magnétisme et affute l’imagination. Elle devient une source d’énergie et un moteur pour la réalisation de nos actions. Elle permet aussi de développer de nombreuses qualités : l’endurance physique et mentale accompagnée de détermination pour le passage à l’action, la combativité face à l’adversité et la rapidité dans la prise de décision, le courage et la persévérance pour atteindre son but malgré les difficultés. Elle est aussi un antidote à la paresse et au découragement, à la procrastination et nous aide à surmonter nos peurs.

En l’utilisant dans un domaine autre que la sexualité, on devient un décideur, un gagnant qui atteint ses objectifs et son but.

La manière de penser est l’une des choses les plus importantes qui soit. Penser avec rigueur permet de trouver une solution à chaque problème.

Pour pouvoir être libre, il faut accepter d’en payer le prix : maîtriser l’art de la pensée rigoureuse. Or, l’énergie qu’on utilise pour penser est identique à celle de l’émotion sexuelle. C’est pour cela qu’il faut la maîtriser dans le domaine physique pour la transmuter dans le domaine spirituel.

Quand notre manière de penser est une faiblesse, elle se retourne contre nous de trois façons. Son pouvoir destructeur se manifeste par l’absence de rigueur à observer et analyser les faits, ce qui conduit à faire des suppositions et à être négligent dans la conduite de nos affaires. De plus, notre cerveau fait du zapping de pensées : il passe d’une idée à l’autre, au moindre obstacle ou à la plus petite résistance.

Nous allons subir de grandes pertes : les informations utiles que nous diffusons et les opportunités qu’on ne sait pas voir, car elles nous échappent et profitent aux autres. Mais le danger le plus grand est dans celui d’exprimer son opinion sans discernement, de cette façon nous pouvons nous faire de nombreux adversaires ou être la victime de voleurs, d’escrocs et de racketteurs.

Dès qu’on a compris que la manière de penser est une force, on voit l’atout qu’elle représente : elle permet de trouver des solutions aux problèmes qui se présentent et de retenir la plus pertinente. L’autodétermination a un prix : s’entrainer constamment pour maintenir le cap fixé et savoir quand le réorienter.

Cette force est aussi un privilège : la pensée rigoureuse permet d’être libre de nos choix et de ne pas les changer en fonction de la mode ou de l’air du temps, de devenir indépendant et capable de forger son libre arbitre à partir de ses propres valeurs.

Elle est également source de pouvoir parce qu’elle nous fait voir des opportunités là où d’autres sont aveugles. Elle nous entraine à écouter et, ainsi, à apprendre beaucoup des autres et sur eux. Nous pouvons profiter de leurs expériences heureuses ou malheureuses et bénéficier de leurs enseignements. Nous gagnons un temps précieux !

Le dépassement de soi et la réussite ne peuvent s’acquérir qu’en pratiquant tous les jours l’autodiscipline, sans écarts ni permissions exceptionnelles. Notre alimentation, la transmutation de nos désirs sexuels en faculté intellectuelles et notre manière de penser sont les trois piliers qui permettent de construire un plan d’actions orienté vers notre but et de le suivre avec détermination.

Publié par Camille de Cellès

Experte en Présentation orale et Mindset D.O.R.

3 commentaires sur « Apprendre de l’adversité »

  1. Intéressant, surtout à ce stade du déconfinement où certains font montre de laisser-aller, alors que l’auto-discipline est de mise.

    Bon week-end à vous et à Guillaume.

    😎 🏃‍♀️ 🌻 🌞

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  2. Une citation qui me vient à l’esprit pour illustrer votre bel article :
    « Nous pouvons jeter des pierres, nous plaindre d’elles, trébucher dessus, les escalader, ou les utiliser pour construire » (William Arthur Ward)

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